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Une approche azimutée de l’autonomie, évidente ou invisible, de fait et/ou fantasmée, dans tous les cas fluide et mouvante…

De manière générique on appellera cela un film. Parce que ce n’est pas une fiction, ni tout-à-fait un documentaire, ce n’est pas non plus une art-video. Autorun est à la lisière de tout cela, fruit d’envies de dire, de faire, de vivre.

Art-Act est parti sur les routes à bord de son camion aménagé, émanant des odeurs de friture à l’heure du pétrole cher. Le parcours est discontinu, intemporel et hasardeux mais le fil est conducteur : il mène droit à la recherche de l’autonomie.

Utopie voilée, voire dénigrée, à l’ère de la coopération mondiale, c’est faire acte de dissidence et de subversion que d’imaginer des systèmes d’affranchissement.

Et d’abord, s’affranchir de qui ou de quoi ? Être autonome vis-à-vis de qui ou de quoi ? Autorun se penche sur cette question et la complexifie dans une approche azimutée de l’autonomie évidente ou invisible, de fait et/ou fantasmée, dans tous les cas fluide et mouvante. La multitude submergeante produit alors un déplacement où le rapport aliéné à la société (mondiale) vacille l’espace d’un instant avant de se rétablir dans sa rectitude, pour mieux basculer. Autorun fourmille de détails qui sont à l’image des formes autonomisantes, spectaculaires ou inframinces, collectives ou domestiques, mais non formulées car poétiques.